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Deliveroo mis en cause après une agression sexuelle à Paris

Les plateformes de livraison de repas sont régulièrement pointées du doigt pour leur manque de contrôle sur leurs coursiers. Une affaire jugée récemment à Paris illustre les failles du système et les dangers potentiels pour les usagers.

Une attaque violente dans le XVIe arrondissement

Le 1er avril dernier, une femme est agressée sexuellement dans le hall de son immeuble parisien. Son assaillant l’a saisie brutalement, profitant de la solitude des lieux pour commettre son acte.

L’homme en question exerçait comme livreur pour Deliveroo, mais sous une fausse identité. Ce ressortissant algérien de 30 ans, en situation irrégulière et sans domicile fixe, échappait ainsi à tout fichage.

L’ADN comme preuve décisive

Les enquêteurs parviennent à identifier le suspect grâce à une trace ADN prélevée sur le marbre rouge du hall d’immeuble. Cette découverte scientifique s’avère déterminante pour confondre l’agresseur.

L’interpellation intervient un mois après les faits, lors d’un contrôle de routine dans les transports en commun. Le suspect est alors placé en garde à vue.

Des aveux sous l’emprise de stupéfiants

Durant les auditions, le mis en cause reconnaît son geste. Il justifie son comportement par la consommation de « Lyrica », un opiacé puissant détourné de son usage médical.

Cette explication pharmacologique n’a toutefois pas convaincu les magistrats de la juridiction parisienne.

Une condamnation exemplaire

Le tribunal a prononcé une peine de dix-huit mois d’emprisonnement, dont dix mois de prison ferme. Cette sanction reflète la gravité des faits reprochés au prévenu.

L’absence d’inscription au fichier des délinquants sexuels a également été relevée, soulignant les limites du contrôle des livreurs clandestins.

La position de Deliveroo

Interrogée sur cette affaire, la direction de la plateforme a rappelé son modèle économique particulier. Les coursiers sont considérés comme des travailleurs indépendants, non comme des salariés de l’entreprise.

Cette distinction juridique soulève des questions sur la responsabilité des plateformes numériques dans le contrôle de leurs prestataires et la sécurité des usagers.

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